De la plante au cigare : comment fait-on un cigare ?

05 octobre, 2021

Du temps et du savoir-faire, voilà les meilleurs ingrédients pour obtenir un bon cigare. Bien sûr, la qualité du tabac est également très importante afin d’obtenir une tige de qualité. Mais alors, de la feuille à la volute, comment sont fabriqués les cigares ? Décryptage.

La qualité des feuilles de tabac

Un terroir idéal requiert une terre riche, de l’humidité naturelle et un ensoleillement adéquat. Le tabac ne pousse pas partout et est même une plante extrêmement exigeante. D’autre part, la récolte doit être étalée sur un mois environ de façon à utiliser toutes les strates de la plante.

Selon leur position sur le pied, les feuilles n’auront pas la même qualité. Seul un œil averti saura alors quand et comment les ramasser afin d’en retirer le meilleur.

Le traitement des feuilles après récolte

Les feuilles de tabac doivent être séchées par fagots. Cette étape demande entre 40 et 50 jours selon les variétés de tabac. Dans la première phase de séchage, la feuille va passer du vert au jaune. Dans la seconde phase, le jaune va devenir plus brun. Enfin, la troisième phase va consister à alterner phases de séchage et phases d’humidité de façon à ce que la couleur soit uniforme.

Vient ensuite le moment du vieillissement par fermentation. Durant 3 mois minimum, le tabac séché va préfermenter. Cela va permettre aux feuilles de rester souples et faciles à travailler. Elles seront ensuite prêtes à la fermentation naturelle qui durera minimum 1 an. La composition chimique des feuilles va changer grâce à la chaleur naturelle. Sans cette étape cruciale, il ne serait pas possible de fumer les feuilles. Plus le tabac fermente et plus ses arômes se développent. Les feuilles seront ensuite écotées, puis vieillies entre 2 et 5 ans pour intensifier les saveurs.

La confection du cigare

Les torcedors vont ensuite choisir les meilleures feuilles pour les rouler. Chacune a un rôle bien précis : certaines serviront pour la tripe, d’autres pour la sous-cape et enfin certaines sont uniquement réservées à la cape. Le taux d’humidité de chacune de ces feuilles est différent. Un savoir-faire ancestral permet alors d’obtenir un bon cigare, prêt à fumer.