oct
7
2009

Nicarao NI22

Produit par Nicarao, le NI22 se veut un cigare d’approche dans le domaine du fagot pour Didier Houvenaghel. Il faut dire qu’en France la guerre des fagots bat son plein, entre les Bundle Selection, Jose L. Piedra, Villa Zamorano, on en a pour tous les goûts et tous les terroirs.

Dégusté une première fois lors de sa commercialisation il y a maintenant une année, j’ai retenté l’expérience de ce Robusto en provenance du Nicaragua et je dois dire que pour un cigare produit en fagot j’ai été finalement agréablement surpris.

Au touché, la cape est soyeuse et peu nervurée, le remplissage est bon et ferme jusque comme il faut. Des odeurs d’étable, animal, avec un fond d’épices se dégagent de la cape.

Malheureusement pour moi j’ai eu le droit à un accident de cape au moment de décapiter la belle petite tête de cette vitole… Donc, c’est pas beau… Mais je n’abandonne pas pour si peu même si cela n’est pas très agréable de déguster un cigare abîmé. Je dois dire d’ailleurs que j’ai souvent eu des soucis comparables avec ses cousins, les Nicarao Anno VI.

Le cigare démarre tranquillement, il n’est pas trop acide, la fumée est agréable même si peu présente en bouche. On est contrairement à l’odeur à cru plus dans le végétal, les herbes sèches. Par contre au niveau du tirage, il n’est vraiment pas exceptionnel, peut être est-ce du au petit accident de coupe… En tout cas il faut faire attention car il chauffe facilement et la combustion n’est pas régulière, il faut le rattraper continuellement. On est plus dans la douceur qu’autre chose dans ce début.

En cours de parcours on rentre dans un autre registre, plus de fumée, plus de puissance et des notes poivrées / épicées. La cendre est belle, bien blanche. Plus on avance dans la dégustation plus on décèle des petites pointes de bois mais la verdeur et le piquant ne sont jamais très loin… Heureusement le dégazage est notre ami et il faut en user sans restrictions !

Pour finir, des arômes de sous-bois et d’humus se stabilisent autour d’une belle puissance qui est en rapport cette fois-ci à une combustion sans faille.

Je dois dire comme je l’évoquais plus haut que j’ai été agréablement surpris par ce cigare cette fois-ci, alors que j’en avais gardé un souvenir peu élogieux. Malgré les défauts que j’ai pu signaler, coupe, verdeur, combustion… Je pense y retourner de temps en temps. Son tarif est très abordable mais il ne faut pas oublier que dans la même gamme de prix, c’est à dire pour quelques euros on a déjà un large choix et notamment chez les cubains et pas ceux en fagot.

6 Commentaires

  • Je viens d’en prendre une boîte.
    Je partagerai mon avis dès que dégusté !

  • Je partage assez ton avis ! Pour ce qui est de la combustion, pas de soucis avec mon exemplaire…sauf cette cendre que l’on croît plus « solidaire » qu’elle n’est.

    J’en fais mon cigare « fagot » de prédilection !

  • Il faudrait que je m’en reprenne un car ça fait longtemps que je ne l’ai pas goûté !

  • en examinant les photos, je m’aperçois que la cape est toujours aussi fragile, même constat que sur le robusto anno VI ! je ne suis pas fan, la tripe est souvent trop serré qui occasionne un tirage souvent difficile…c’est étrange qu’un ingénieur agronome de sa trempe n’est pas résolu ce problème…je parle biensùr de Didier H

  • Oui c’est vraiment étonnant qu’il y a ait toujours ces fameux problèmes de fragilité de la cape alors qu’il s’agit surement d’un des meilleurs ingénieur actuel.

    Ceci dit, les dernières gammes ne présentes plus de soucis j’ai l’impression.

  • la réponse est surement dans son livre…! eh oui, mon livre de chevet que je conseille à tous.

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